Bourdon, 2024, boucle sonore de 9min48 (version courte), dispositif d’écoute variable
(…) À partir d’une radio défaillante, les ondes hertziennes inaudibles deviennent matière sonore : parasites, interférences et fluctuations électromagnétiques se transforment en une déambulation animalière primitive mais lancinante.
Tantôt abstrait, tantôt plus évocateur, Bourdon agit de façon discrète mais insistante sur notre perception sensorielle, notamment dans notre manière d’écouter ce que nous appelons communément le « bruit blanc ». L’œuvre semble ainsi attribuer à ces résidus sonores une consistance quasi mélodique, voire une dimension méditative — comme si la défaillance technique devenait un principe de composition et que le parasite révélait une musicalité latente.